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Maroc : les dépenses de recherche pétrolière, à 620 millions d’euros, ont presque triplé en 2014

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Les investissements en matière de recherche d’hydrocarbures au Maroc ont atteint en 2014 environ 620 millions d’euros. Près de 85% de ces investissements ont été réalisés par des compagnies privées. Le bilan reste contrasté avec de modestes succès en matière d’exploration de gaz et pratiquement rien pour le pétrole.

Plus de 6,6 milliards de dirhams soit, 620 millions d’euros. Tel a été le montant dépensé au Maroc en 2014 dans la recherche pétrolière, gaz et pétrole. C’est ce qu’a indiqué l’Office national des hydrocarbures du Maroc (Onhym) à l’issue de son Conseil d’administration tenu à Rabat le 7 avril.

Il s’agit là presque d’un triplement, car l’an dernier les dépenses recensées par l’Onhym sur 2013 étaient estimées à 2,4 milliards de dirhams.

Ces montants importants s’expliquent essentiellement par la location des équipements d’exploration et surtout de forage souvent extrêmement couteux.

En 2014, l’Office a assuré 96 millions de dirhams de dépenses soit 15% seulement du total des investissements. Les entreprises privées, majors, mini-majors et autres indépendants ont consenti le plus gros des efforts, soit environ 85% ou 6,56 milliards de dirhams Selon le droit marocain, l’Onhym doit être associé à 25% au moins des projets, mais pas forcément des dépenses.

CINQ PROJETS D’ÉVALUATION DU POTENTIEL DES HYDROCARBURES

Dans le cadre de l’activité propre de l’Onhym, cinq projets d’évaluation du potentiel des hydrocarbures ont été mené.

Présidés par Abdelkader Amara, ministre de l’Energie, les travaux de Conseil annuel ont été présentés par Amina Benkhadra, directeur général de l’Onhym.

Pour rappel, à la différence de l’Algérie voisine, le Maroc est, à ce jour, quasiment dépourvu de ressources en hydrocarbures exploitables et doit importer la quasi-totalité de ses besoins. Et ces dernières années les autorités ont cherché à relancer l’exploration.

Selon le bilan de l’Onhym, le nombre de sociétés d’exploration pétrolière étrangères opérant au Maroc s’élève à 34 dont des majors comme BP, Chevron, Total et des « super-indépendants » tels que Kosmos ou Repsol.

L’an dernier, ces sociétés ont réalisé 13 puits d’exploration en 2014 dont 5 en onshore et 7 en offshore. L’Onhym note « en onshore, 5 puits sur 6, forés dans le Gharb par Circle Oil et Gulfsands ont donné des résultats positifs ».

Toujours selon la même source, « 5 puits offshore ont quant à eux mis en évidence la présence d’huile lourde et des indices de gaz et de condensât » sans plus de précision.

Au cours de l’année, les efforts d’exploration ont de fait connu des succès relatifs et sans aucune découverte majeure. Exemple : Cairn Energy associé avec Genel Energy plc avait annoncé mi-mars avoir abandonné le puits offshore Juby maritime 1 au large de Tarfaya dans le sud du pays.

La société irlandaise Circle Oil avait, par contre, annoncé fin décembre la découverte d’un petit gisement de gaz exploitable au nord-est de Kenitra.

Selon l’Onhym, côté production, le Maroc a « sorti » en 2014 un volume de 44,34 millions de m3 de gaz naturel et 5 184 tonnes de pétrole léger (condensâts).

Le chiffre d’affaires généré par la vente des hydrocarbures est estimé à 17,83 millions d’euros. Bien loin encore des rêves parfois déclenchés par cette quête de l’or noir.

Source: Nasser Djama, www.usinenouvelle.com

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