Gaz

L’ONEE active la première phase du plan gazier

GNL

Ça y est. L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) vient de lancer l’appel d’offres international pour la sélection de l’assistant et conseiller technique qui l’accompagnera dans le développement du projet Gas to Power. Ce dernier constitue, pour rappel, la première phase du plan de développement du gaz naturel liquéfié (GNL) et qui a pour objectif de couvrir d’abord les besoins de production d’électricité (Phase dite Gas to Power), avant de satisfaire, dans une deuxième phase, les besoins de l’industrie (Gas to Industry) et d’étendre enfin progressivement son utilisation aux consommateurs tertiaires et résidentiels.

La phase Gas to Power a été confiée à l’ONEE en partenariat avec des opérateurs nationaux et étrangers. Selon l’Office, le projet comprend plusieurs infrastructures gazières et électriques, dont la jetée maritime à Jorf Lasfar, le Terminal de regazéification du GNL incluant les bacs de stockage à Jorf Lasfar ainsi que les bretelles de raccordement des centrales à cycles combinés (CCGT) et éventuellement les cavités souterraines de stockage du gaz. Le projet concerne également la réalisation du gazoduc de transport reliant le Terminal GNL au Gazoduc Maghreb Europe (GME) existant ainsi que les centrales à cycles combinés (CCGT) fonctionnant au gaz naturel, d’une puissance totale d’environ 2.400 MW, approvisionnées à partir du terminal GNL. «Ce projet sera réalisé par des partenaires privés dans le cadre de la production privée d’électricité, conformément à la loi 40-09, avec garantie d’achat par l’ONEE de la totalité de l’électricité produite dans le cadre de contrats de longue durée», indique l’ONEE dans l’avis d’appel d’offres, dont l’ouverture des plis est prévue pour le 21 octobre 2015.

Soulignons que le plan gazier nécessitera un investissement estimé à 4,6 milliards de dollars : 2,4 milliards de dollars pour les infrastructures gazières et 2,2 milliards de dollars destinés aux infrastructures électriques. Concernant les infrastructures gazières, les 2,4 milliards de dollars se répartissent entre 600 millions pour la jetée maritime au port de Jorf Lasfar, 800 millions pour le terminal GNL (également à Jorf Lasfar), 600 millions pour un gazoduc à haute pression et enfin 400 millions pour les infrastructures de stockage. Et pour transporter le GNL vers les autres sites, un gazoduc d’une longueur de 400 km environ et reliant le terminal GNL au GME en passant par Mohammedia, Kénitra et Dhar Eddoum (situé à 120 km au sud de Tanger) sera installé. La durée de construction est estimée à 48 mois pour le terminal de regazéification, 36 mois pour
les centrales CCGT et autant pour la jetée et le gazoduc.

Source: Moncef Ben Hayoun, LE MATIN

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