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CHARBON : LA CONSOMMATION DES PAYS DU G20 A RECULÉ EN 2014

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Le monde se tournerait-il vers une économie moins énergivore et moins carbonée ? Les chiffres du bilan énergétique des pays du G20, dévoilés par le cabinet Enerdata ce mardi 2 juin, posent la question et démontrent un recul de la consommation de charbon, ainsi qu’une stagnation de la consommation électrique et des émissions de CO2 liées au secteur énergétique.

Si la croissance économique des pays du G20 a légèrement progressé (+3,5% en 2014), la consommation électrique a quant à elle stagné pour la première fois (+0,3%). L’intensité énergétique, qui mesure le degré de voracité d’une économie en énergie (c’est-à-dire la consommation d’énergie rapportée au produit intérieur brut), a pour sa part baissé de trois points, soit une diminution trois fois plus importante que les années précédentes.

 

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Les chiffres publiés par Enerdata ce mardi 2 juin indiquent également que leurs émissions de dioxyde de carbone liées aux énergies fossiles ont stagné en 2014 à 26 milliards de tonnes de CO2 équivalent (soit une légère baisse de 0,2%). Une première depuis quarante ans, que l’on doit notamment à la stagnation de la consommation d’énergie.

 

L’Inde se tourne vers le charbon

 

De grandes disparités existent néanmoins au sein des pays du G20 et viennent nuancer le tableau global dessiné par ces chiffres.

Alors que la consommation d’énergie de presque toutes les économies du G20 a stagné ou chuté, la consommation de l’Inde a quant à elle bondi de presque 7% par rapport à 2013.

L’Inde, qui doit faire face à des problèmes d’approvisionnement énergétiques importants, se tourne massivement vers le charbon. Sa consommation a augmenté de plus de… 11% entre 2013 et 2014.

Conséquence : les émissions indiennes de CO2 ont progressé de plus de 9% en un an, alors que celles de tous les autres (à l’exception du Brésil) se sont maintenues ou ont chuté.

De tous les pays membres du G20, l’Inde est l’un des seuls pays dont la consommation de charbon a progressé.

 

Même la Chine, dont la dépendance au charbon est très élevée, a réduit la part de ce combustible fossile dans son mix électrique, passant de 75% à 73% en douze mois.

 

La Chine diversifie ses sources d’énergies

 

L’autre surprise de cette étude réside dans la consommation énergétique et les émissions de CO2 de la Chine. Pour la première fois depuis 1999, elles n’ont pas progressé en 2014.

Une situation qui résulte de la stabilisation de la production de ciment et d’acier, des industries très consommatrices d’énergie et très émettrices de gaz à effet de serre.

Pékin est même devenu en 2014 l’un des plus gros investisseurs des énergies renouvelables. Avec dix gigawatts de nouvelles capacités photovoltaïques en 2014 et le double dans l’éolien, la Chine représente une proportion de plus en plus importante des nouvelles capacités annuelles installées dans le monde.

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En 2014, cette dernière représente 30% des nouvelles installations solaires et 45% des nouvelles installations éoliennes mondiales, un record.

Source: Gary Dagorn, www.novethic.fr

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