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La BEI désaltère de nouveau l’ONEE

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La Banque européenne d’investissement (BEI) consolide ses engagements au Maroc. L’institution financière a finalisé hier, lundi 28 septembre, avec l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), un nouveau contrat de prêt à long terme (20 ans) d’un montant de 75 millions d’euros (plus de 800 millions de DH). L’opération, qui rentre dans le cadre du Fonds euro-méditerranéen d’investissement et de partenariat (FEMIP), le bras financier de la BEI dans la région, porte sur un programme «d’amélioration et d’optimisation des infrastructures de production, de distribution et d’assainissement de l’eau sur l’ensemble du territoire marocain», précise une source de la banque d’investissement. Les projets concernés sont surtout en milieu rural, et s’inscrivent dans le contrat-programme 2014-2017 de l’ONEE. Le prêt de la BEI devrait ainsi couvrir 50% des besoins globaux de financement, estimés à 150 millions d’euros. Ce contrat est d’ailleurs au centre d’une mission de travail de Roman Escolano, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) et en charge, depuis le 1er septembre, des activités de l’institution financière en région maghrébine. Dans son agenda, le responsable devrait rencontrer, entre hier et aujourd’hui plusieurs membres du gouvernement et opérateurs économiques.2-Y.indd
Il est clair que le Maroc reste l’un des terrains d’intervention privilégiés de la banque européenne dans la région (cf. infographie). L’institution a, à son actif, un portefeuille cumulé de près de 6,7 milliards d’euros (72,9 milliards de DH) d’engagements dans le Royaume. Rien qu’en 2014, les engagements de la banque portent sur un montant de 456,8 millions d’euros. Les énergies renouvelables, les transports, les infrastructures et l’industrie sont les secteurs de prédilection de l’institution financière. Dans l’enveloppe 2014, il faut en effet  inclure quelque 150 millions d’euros destinés au programme de modernisation routière, pour 1.300 km de routes. Ce projet vise principalement la remise à niveau et l’amélioration de la capacité du réseau routier. Dans le secteur des énergies renouvelables, la BEI s’est engagée en 2014 sur un montant global de 150 millions d’euros rien que dans la réalisation des centrales solaires de Noor II et III, à Ouarzazate. Sur le volet infrastructurel, l’institution contribue aussi au financement du programme d’aménagement urbain de Zenata, en y injectant un montant similaire, dont 90 millions accordés à la Société d’aménagement de Zenata (SAZ), filiale de la CDG. Cette opération contribue à la première phase d’un ambitieux projet d’aménagement urbain, avec, comme composante essentielle, la construction sur 1.660 ha de la ville nouvelle de Zenata. La banque intervient aussi dans des secteurs sociaux tels que la santé, la formation et l’éducation, ainsi que la promotion des PME et des activités génératrices de revenus. C’est le cas pour les 2 millions d’euros de prêt à long terme accordés à Attadamoune Microfinance (AMSFF II), une institution locale de micro-finance à but non lucratif. La banque facilite le développement des activités des petits entrepreneurs en donnant accès aux bénéficiaires à un système financier structuré. La BEI est aussi co-financeur principal du Fonds Cap
Mezzanine II, un véhicule d’investissement en fonds propres ou quasi-propres destinés aux PME, principalement au Maroc.
Source: Safall FALL, L’Economiste

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