E. Renouvelables

Suez développe une hydrolienne pour les canalisations d’eau potable

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Dans les prochains mois, Suez va tester in-situ un prototype de générateur à picoturbine, placé dans les canalisations de faible diamètre du réseau d’eau potable.

Après les premiers tests en laboratoire, Suez va enfin passer aux essais in situ pour un nouveau prototype d’hydrolienne dans le réseau d’eau potable. Pour sa conception, Suez a fait appel à la start-up Save Innovations de Grenoble (38). Ils ont abouti à trois modèles de picoturbines, capables de fournir une puissance électrique de 20 à 120 W, selon la taille des canalisations (de 80 mm à 200 mm de diamètre).

Elles permettront d’alimenter directement les capteurs du réseau, comme les systèmes de mesure en continu de débit, de pression ou de qualité de l’eau. Et pourquoi pas fournir en énergie « les panneaux d’indication de la ville ou l’éclairage urbain », espère Gilles Bideux, responsable pôle Energie chez Suez Environnement. Actuellement, des batteries classiques alimentent ces capteurs mais il faut les changer tous les deux ou trois ans « alors que les picoturbines sont autonomes, faciles à installer et à entretenir et devraient avoir une durée de vie d’environ 10 ans », souligne Gilles Bideux.

L’innovation, c’est que cette turbine a été étudiée pour minimiser les pertes de charge, dans les conduites d’eau de petit diamètre et de faible débit. « Les ingénieurs hydrauliques de Save Innovations ont surtout travaillé sur la morphologie des pales du rotor de la turbine pour éviter les turbulences », explique Gilles Bideux. Résultat : la start-up a déposé un brevet car le rotor et le stator, placés sur le pourtour de la canalisation, ne se touchent pas, ce qui évite les frottements. Ce projet a coûté 150 000 euros et a bénéficié de subventions de la communauté européenne, via le programme de recherche et d’innovation Horizon 2020, pour les petites et moyennes entreprises.

Suez ne se contente pas d’optimiser les réseaux de distribution d’eau potable qui courent sous les trottoirs des villes. Il travaille aussi sur la gestion de l’eau en surface et teste actuellement dans 15 villes de France un système d’arrosage intelligent pour des petits espaces urbains. Grâce à cette nouvelle technologie, basée sur une programmation selon les mesures de l’humidité du sol et les prévisions météo, c’est plus de 20% d’eau qui pourrait être économisée par les collectivités.

Source: http://www.environnement-magazine.fr/

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