Amérique du Nord, E. Renouvelables

Propulsion des navettes spatiales sans carburant !

Electric sail propulsion technology

La voile solaire électrique ou « ESAIL : Electric sail propulsion technology », est une «voile» qui assure la propulsion d’un véhicule spatial avec le vent solaire et sans carburant. Inventé très récemment en 2006, un prototype n’a pas encore été élaboré. Mais aujourd’hui, l’une des principales contraintes a été surmontée : la production de l’attache de l’ESAIL faisant 1 km de long. Ceci paraissait impossible pour la plupart des experts mondiaux de soudage par ultrasons.

La technologie, basée sur la création d’un champ électrique qui dévie les protons du vent solaire afin de prendre de l’élan grâce à ces protons, offrira une future possibilité de voyage plus rapide, moins cher et avec le minimum de carburant dans le système solaire. Plus intéressant encore, cette technologie permettra peut-être d’extraire les ressources d’astéroïdes d’une manière économiquement viable.

Il y a quatre ans, le point de vue des experts internationaux en soudage par ultrasons était clair : Il est impossible de produire des attaches faites de fils très minces soudées en chaque centimètre. (Il est nécessaire que les attaches soient conçues de cette manière, de sorte que les micrométéorites, comme ceux qui causent les pluies de météorites, ne causent pas de dommages fatals à la structure.)

Mais aujourd’hui, les chercheurs de l’Université de Helsinki ont réussi à créer une attache d’ESAIL d’un  km de long, avec 90.000 soudures par ultrasons. Ceci fournit la preuve qu’il est possible de fabriquer des attaches d’ESAIL de grande taille. L’Université de Helsinki a déclaré dans un communiqué de presse que « grâce à cette révolution, la force de la voile électrique prédite théoriquement sera mesurée dans l’espace en 2013 ». Le satellite Estonien ESTCube-1 qui sera lancé en Mars, va d’abord tester une attache de 15 mètres de long, suivie d’un test d’une attache de 100 mètres en 2014.

Le développement d’une telle technologie permettrait une collecte à grande échelle et à un prix peu cher, des ressources abondantes disponibles dans l’espace, principalement celles disponibles dans les astéroïdes et les comètes.

En fait, l’ensemble de « l’or, le cobalt, le fer, le manganèse, le molybdène, le nickel, l’osmium, le palladium, le platine, le rhénium, le rhodium, le ruthénium et le tungstène» qu’on extrait de la croûte terrestre a été déposé par les impacts d’astéroïdes  après que la croûte terrestre aie refroidie. Il a été estimé que les réserves de ces éléments et bien d’autres encore qui sont utilisés par la civilisation moderne en grandes quantités, peuvent s’épuiser dans un délai de 50-60 ans.

L’ESAIL permettrait également l’extraction à grande échelle de l’eau, de l’oxygène, de l’hydrogène et des métaux de construction, pour qu’ils puissent être utilisés dans l’espace. Ceci contournera complétement le processus actuel, extrêmement coûteux, d’envoyer des objets dans l’espace : il suffit de les construire là-bas si c’est possible de le faire.

Traduit par : Younes Belarbi

Source : cleantechnica.com

A Propos de l'auteur

  • http://www.facebook.com/khawla.azzouzi.9 Khawla Azzouzi

    Très bonne initiative ,merci pour les infos .Bon courage et bonne continuation :)

    • http://www.facebook.com/younes.belarbi.39 Younès Belarbi

      Merci :)

  • http://www.facebook.com/youssef.hammadi.75 Youssef Hammadi

    Hmmm… !!! intéressant
    Très bon boulot Younes