E. Renouvelables, Eolien, Solaire Photovolataïque, Solaire Thermique

Energies renouvelables .. Plus vite et plus loin!

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Mise au point royale dans les énergies renouvelables. Les 4 prochaines semaines seront studieuses au ministère de l’Energie et ses organismes sous tutelle, impliqués dans l’exécution de la stratégie énergétique (ONEE et Masen). C’est en tout cas l’ultimatum que vient de donner le Souverain pour  proposer une feuille de route prospective sur la croissance du secteur et les synergies à opérer entre intervenants. «Nous comptons effectivement démarrer une réflexion de fond pour vérifier les hypothèses de départ sur les synergies, l’investissement et l’évolution de la demande, et se préparer dès maintenant à la suite», explique une source autorisée.  L’objectif sera de relever la barre des 42% de puissance installée cumulée de sources renouvelables (solaire, éolien et hydraulique, pour 2.000 MW chacune à l’horizon 2020). Si aucun chiffre ne filtre pour le moment sur les acteurs institutionnels, «il ne s’agira surtout pas d’aller plus vite que la musique», commente un autre acteur institutionnel du secteur.
En effet, si la courbe d’apprentissage a été largement parcourue sur le volet réglementaire et d’incentives à l’investissement dans les filières (éolien, solaire et énergie renouvelable), il n’en reste pas moins quelques aspects exogènes non encore maîtrisés.
Sur la filière du solaire, par exemple, après la mise en chantier de 3 centrales depuis 2009, la parité-réseau échappe toujours au programme national. «Les résultats obtenus jusque-là sont encourageants. Ce n’était pas gagné d’avance. Le tarif de 1,6 DH/kWh obtenu sur Noor I est déjà en soi inespéré», estime une source bien informée à l’ONEE. La mise en place de cette première phase devrait d’ailleurs intervenir «avant la fin de l’année», selon le management de l’agence solaire. Elle mise aussi sur le développement des prochaines phases (Foum Loued, Boujdour et Sebkhat Tah), pour aller progressivement vers l’équilibre avec le tarif normal de l’électricité. Noor II  et III se sont respectivement alignées sur 1,36 dirham/kWh et 1,42 dirham/kWh. Soit quelques centimes de plus de gagnés.
S’y ajoute la question des retards observés dans l’exécution des programmes solaire et éolien. Sur cette dernière filière, pilotée par l’ONEE, le lancement des procédures de marché a piétiné pendant plusieurs mois, en l’occurrence sur le programme des 850 MW. «On sera dans les délais. La planification, dans ce secteur, est très particulière. On ne peut même pas parler de retard ou d’avancée parce qu’on travaille sur des hypothèses de demande», se défend-on auprès de l’ONEE. L’Office a déjà sécurisé la 1re phase du programme national éolien  et se projette d’ici la fin d’année sur le démarrage de la seconde.
Enfin, sur le volet réglementaire, il aura fallu attendre cette année pour assister à l’ouverture effective du réseau électrique de moyenne tension à la production de sources renouvelables. Hasard du calendrier? Un projet de décret vient d’être adopté par le Conseil de gouvernement pour l’ouverture progressive de la moyenne tension, «sur la base d’un processus préétabli». Le texte, qui s’inscrit dans l’exécution de la loi 13-09 sur les énergies renouvelables, prévoit la mise en place d’un cadre juridique au profit des investisseurs en leur octroyant de nouvelles garanties. De plus, l’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE) est attendue pour compléter le dispositif institutionnel du secteur. Le texte est déjà au Secrétariat général du gouvernement.

Source: Safall FALL, L’économiste

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