International, Solaire Photovolataïque

Solaire : la filière tricolore cherche à profiter de l’explosion des installations

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EDF EN, Engie, Total ou Schneider veulent tirer parti du doublement prévu des capacités installées d’ici à 2020.

La petite révolution à l’œuvre en France a déjà eu lieu dans de nombreux pays sur la planète. Bénéficiant de la chute des coûts des panneaux, de bonnes conditions d’ensoleillement et/ou d’un coût de production de l’électricité traditionnelle élevé, le solaire photovoltaïque peut désormais se passer de subventions au Chili, en Afrique du Sud, en Inde mais aussi en Espagne, en Italie, en Australie… (« Les Echos » du 2 juillet). Le marché commence à exploser. L’Agence internationale de l’énergie prévoit que les capacités installées dans le monde passeront de 219 gigawatts (GW) en 2015 à 430 GW en 2020.

Les acteurs français du secteur se positionnent pour en profiter. Sur un marché très fragmenté, les deux grandes « utilities » de l’Hexagone, EDF Energies Nouvelles et Engie (ex-GDF Suez) sont déjà présents à l’international. EDF EN assure l’exploitation et la maintenance de 1,5 GW de capacités solaires photovoltaïques dans le monde (dont 848 MW en propre, en Europe, en Inde et aux Etats-Unis), et le groupe a annoncé sa volonté de doubler les capacités installées dans les renouvelables en Europe d’ici à 2030. Engie, qui exploitait à peine 201 MW dans le solaire, a fait un grand bond en avant avec l’acquisition fin juin de Solairedirect, qui exploite 486 MW et compte 4,5 GW de projets en construction.

Le pétrolier Total compte aussi parmi les grands groupes français du secteur. Il détient 66 % de l’américain SunPower, l’un des leaders mondiaux des panneaux solaires qui développe aussi des installations. Les grands de la construction, comme Bouygues, Eiffage ou Spie, ou les fabricants de matériel électrique, comme Schneider, développent de réels savoir-faire dans ce domaine.

Une quinzaine de grosses PME

La France compte enfin une bonne quinzaine de grosses PME capables de décrocher des contrats à l’autre bout du monde : Générale du Solaire, Fonroche, Voltalia, Akuo, Quadran, Neoen, UrbaSolar, etc. « Beaucoup ont cherché des débouchés à l’étranger lorsque le marché français s’est effondré après le moratoire en 2010 », note un industriel. L’enjeu est aujourd’hui de trouver des financements. « Les outils de soutien sont largement insuffisants en France, comparé à l’Allemagne par exemple », avance Arnaud Mine, président de la branche solaire du SER. C’est bien parce qu’il considérait cette question du financement comme cruciale que Thierry Lepercq, PDG de Solairedirect, a choisi de s’adosser à un grand groupe.

Source: www.lesechos.fr

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